Voyage à la Grande Barrière de Corail, la perle d’Australie

Une plongée inoubliable au sein du plus grand récif corallien au monde

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Grande Barrière de Corail, Mer de Corail, Australie

GPS : -16.014133825199, 145.83703667828

Itinéraire

S’étendant sur plus de 2 000 kilomètres le long de la côte du Queensland, au nord-est de l’Australie, la Grande Barrière de Corail possède le plus important écosystème de récifs coralliens au monde. Ses eaux claires et peu profondes reposent sur un plateau continental, une vaste zone submergée dans le prolongement du continent australien. Ce lieu gigantesque réunit en réalité deux types de récifs indépendants et discontinus pour un total de plus de 400 espèces différentes de coraux : le récif frangeant (longeant au plus près le littoral) et le récif barrière (formant naturellement un lagon au large de la côte). Un voyage à la Grande Barrière de Corail, à la découverte de ses trésors sous-marins, revêt une expérience ultime pour des millions de plongeurs amateurs.

La région de la Grande Barrière de Corail représente la plus vaste aire maritime protégée de la planète. Cette perle d’Australie est composée de près de 3 000 récifs différents et d’un peu moins de 1 000 îles, îlots et atolls largement éparpillés entre la ville de Bundaberg au sud et le détroit de Torres au nord. C’est le célèbre navigateur britannique James Cook qui est l’un des premiers à explorer et cartographier cette étendue d’eau de mer dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. À bord du voilier Endeavour, un ancien navire marchand mis à disposition par la Royal Navy, il échoue sur un banc de sable alors qu’il convoite la découverte d’un nouveau continent, appelé Terra Australis. Lieu d’habitat de choix pour les oiseaux, la Grande Barrière de Corail est avant tout connue pour son incroyable réservoir de faune marine dans lequel on trouve de nombreuses espèces de baleines, tortues, requins, dauphins ou dugongs. Le patrimoine halieutique de ce grand espace sous-marin réunit 1 500 espèces de poissons, 4 000 variétés de mollusques dont diverses espèces tropicales et endémiques.

Un voyage à la Grande Barrière de Corail est aussi l’occasion de profiter de plages dorées aux eaux turquoises qui jouissent d’un taux d’ensoleillement exceptionnel. Elles attirent chaque année plus de 2 millions de visiteurs non sans danger pour l’équilibre de son fragile écosystème. Régulièrement, les spécialistes s’inquiètent du degré de blanchissement auquel la Grande Barrière de Corail est de plus en plus souvent confrontée. Cette mort lente s’explique par une combinaison de facteurs (dont l’exposition prolongée à la lumière et à la forte hausse des températures de l’eau) qui provoquent une destruction importante des coraux. Pour ralentir ce phénomène de blanchissement, le gouvernement australien a lancé un programme de restauration et d’adaptation des récifs pour les rendre plus résistant aux effets du changement climatique.

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  • Un écosystème et une biodiversité uniques au monde, fragiles et précieux pour l’humanité ; les 600 îles tropicales éparpillées dans la mer de Corail ; la capacité du corail à se reconstruire malgré la forte pression exercée par l’homme
  • Les couleurs cristallines des lagons aux allures de paradis ; la coexistence de milliers d’espèces tropicales et de poissons aux couleurs vives
  • La grande variété de coraux, la colonie d’herbiers marins (plantes à fleurs aquatiques), les palétuviers, la forêt tropicale verdoyante et les plages de sable fin
  • Les milliers d’espèces de poissons, crustacés, mollusques et coquillages ; les différentes variétés de tortues marines et de serpents de mer ; le ballet incessant des petits poissons assurant le toilettage de plus grandes espèces (ils ne nourrissent des parasites)
  • La diversité d’oiseaux et de mammifères marins (dugongs, baleines à bosse, requins, dauphins, globicéphales…)
  • Les nombreuses activités nautiques et de plein air (baignade, plongée avec tuba, plongée sous-marine, voile, kayak, pêche, survol aérien, bateau semi-submersible, bateau à fond de verre, croisières en catamaran, voilier ou yacht de luxe et visite des îles de la Grande Barrière de Corail)
  • Les promenades en bord de mer (Esplanade Boardwalk à Cairns, The Strand à Townsville et Bicentennial Walkway à Airlie Beach) ; les routes panoramiques (Castle Hill à Townsville et Forts Walk sur l’île Magnetic Island)
  • La visite du jardin botanique de Cairns, de la réserve de faune Billabong Sanctuary au sud de Townsville, du musée James Cook à Cooktown et des grottes Capricorn Caves à Rockhampton
  • Les principales destinations de la Grande Barrière de Corail en Australie : Cairns, Townsville, Port Douglas, Hamilton Island, Hervey Bay, Mission Beach, Hayman Island, Hinchinbrook, Fraser Island, Shoalwater Bay, Low Isles, Whitehaven Beach et Whitsundays Islands (archipel paradisiaque composé de 74 îles tropicales)
  • Près de 40 000 tortues femelles viennent pondre chaque année leurs œufs sur les plages de la Grande Barrière de Corail (Great Barrier Reef). L’île de Raine Island est la plus grande zone de nidification de tortues de mer au monde.
  • Le récif corallien de cet immense site naturel couvre au total une superficie supérieure au territoire du Royaume-Uni (270 000 km² de coraux) et s’est formé il y a 60 millions d’années. Il sert d’abri et de refuge à de nombreuses espèces marines vivant en symbiose et constitue une grande réserve de nourriture. Les coraux participent à la protection côtière des îles qu’ils entourent face à l’érosion, réduit les dommages liés à la formation de tempêtes, de cyclones ou d’ouragans et joue un rôle défensif en cas de tsunami. Selon un long processus naturel, ils peuvent se transformer en fondations pour des pierres, des îles rocheuses, des falaises ou des montagnes.
  • Visibles depuis l’espace, les récifs coralliens forment un biotope d’une incroyable richesse et diversité biologique. Il s’agit d’un monde marin complexe composée de corail, une succession d’organismes vivants appelés polypes. Ces minuscules animaux à l’origine de la faune et de la flore du récif forment de véritable villes sous-marines. Mis bout à bout, ils génèrent d’immenses colonies vivantes, les plus importantes au monde. Ces coraux cherchent à croître leur squelette calcaire en extrayant le carbonate de calcium présent dans l’eau des mers tropicales (ils dépendent aussi de la lumière du soleil pour se développer). Ils se nourrissent d’algues microscopiques, de carbone et de calcium qui constituent leur principale source de nourriture. Ces microalgues produisent des toxines quand la température de l’eau augmente et se font alors exclure des coraux qui finissent par blanchir et mourir de faim.
  • Comme les arbres, les coraux ont la capacité de capter le dioxyde de carbone par l’intermédiaire de ses microalgues qui rejettent de l’oxygène. Dépendants de l’énergie solaire, les coraux sont cruciaux pour lutter contre l’émission de gaz à effet de serre. En effet, un tiers du gaz carbonique généré par l’industrie et l’activité humaine se dissout dans l’océan (l’augmentation de gaz carbonique augmente l’acidité de l’eau, le blanchiment corallien, l’expulsion des algues symbiotiques et la mort in fine des coraux).
  • Au total, les espèces de corail sont aussi variées que les créatures animales et végétales vivant dans les forêts tropicales. En revanche, elles ont tendance à disparaître cinq fois plus rapidement. L’extinction des coraux pourrait entraîner un déséquilibre majeur au niveau de la chaîne alimentaire des océans et entraîner des conséquences désastreuses pour la planète. Des recherches sont actuellement menées sur la terre ferme, en laboratoire, pour repeupler les récifs de coraux et les rendre plus résistants à la hausse des températures ainsi qu’à l’accroissement de l’acidité de l’eau. Dans les eaux du Pacifique, des navires dénués de leurs armes ainsi que des statues en pierre sont volontairement coulés pour favoriser le développement de nouveaux récifs coralliens. Un robot a été spécialement programmé pour traquer et tuer une espèce d’étoile de mer responsable de la mort des coraux à grande échelle (l’acanthaster pourpre surnommée la « couronne d’épines »). D’autres techniques ambitionnent de ralentir la disparition du corail d’une vingtaine d’années.
  • La majorité des coraux sont hermaphrodites et se reproduisent en fonction du cycle lunaire une à deux fois par an. Dans le cadre d’une fécondation externe, les polypes libèrent simultanément dans l’eau du sperme et des ovules (gamètes mâles et femelles sous forme de larves) pour favoriser une reproduction d’œufs à grande échelle entre coraux de la même espèce. Dotées d’une forte résilience, les colonies de corail cherchent d’abord à se développer en hauteur, en quête de lumière, avant de s’étaler dans la largeur.
  • Les coraux constituent une importante ressource pour l’homme dans la conception de nouveaux médicaments. Ses composés chimiques sont utilisés dans la lutte contre le cancer et pour favoriser les greffes osseuses. Ils s’avèrent également précieux dans la recherche médicale et scientifique contre la leucémie, le VIH, la maladie d’Alzheimer, la trisomie 21, les maladies cardio-vasculaires ou encore les ulcères.
  • En 2020, la Grande Barrière de Corail a connu le blanchissement le plus important jamais enregistré, dans sa partie sud. Le mois de février a vu ses températures atteindre des records historiques, supérieures de 3 °C à la normale. Ce site naturel du Queensland a subi un total de trois phases de blanchissements de masse en l’espace de cinq années seulement (2016, 2017 et 2020) en sachant qu’il aurait besoin d’une dizaine d’années pour se regénérer. Les trois régions (nord, centre, sud) de la Grande Barrière de Corail sont dorénavant impactées alors que la partie méridionale avait été jusque-là épargnée.
  • Le fléau des filets maillants abandonnés en mer participe fortement à la dégradation de l’habitat de ce vaste site classé au Patrimoine de l’Unesco. En effet, la faune marine se retrouve souvent prisonnière de ces filets appelés « pêche fantôme » qui errent en mer et dans les océans des années durant. Selon l’organisation WWF, ils représenteraient 10 % de la pollution plastique dans le monde.
  • D’après une étude récente, le blanchissement aurait touché 98 % de la Grande barrière de Corail australienne ces 15 dernières années. Une amplification et une généralisation de ce phénomène sont observées depuis 2016. Cependant, l’espoir demeure puisqu’il semblerait que dans la partie nord du parc marin, la croissance de la couverture corallienne est plus rapide que prévu. Ce sont de jeunes pousses de type « acropora » qui participent à la formation de nouveaux récifs. Elles restent néanmoins fragiles et vulnérables à toutes sortes de perturbations dont des cyclones, des nouveaux épisodes de blanchissement, la prolifération d’étoiles de mer mangeuses de coraux ou encore la hausse des températures océaniques provoquant un stress thermique… De l’avis des scientifiques, il paraît dorénavant incontestable que le remplacement des grands coraux, vieux et à croissance lente, n’est plus possible au regard du réchauffement irrémédiable des océans.
  • Avec l’expansion et la fréquence accrues du blanchissement, les coraux présentent de grands risques de disparaître sous peu. Les scientifiques s’accordent pour dire que la réduction des émissions de gaz à effet de serre ne suffira pas à maintenir le récif en vie et que des actions urgentes doivent être entreprises à différentes échelles pour le sauver. La surpêche, l’élimination en masse des requins (vitaux dans le maintien du récif), l’augmentation du dioxyde de carbone dans l’atmosphère (augmentant l’acidité des océans), la pollution humaine (eaux usées, techniques de pêche non vertueuses, utilisation de crèmes solaires, trafic maritime…), la destruction des mangroves, l’envasement du récif (causé par l’exploitation des forêts) et le réchauffement global de la température de l’eau sont autant de menaces pesant sur la pérennité de cette merveille du monde. La moitié des coraux aurait péri depuis les années 1990. À terme, ils pourraient complètement disparaître d’ici une trentaine d’années.
  • Fin 2020, un nouveau récif corallien d’importance fut mise à jour dans les eaux profondes au nord de la Grande Barrière de Corail, vers la péninsule du cap York. Cette structure vivante mesure 500 mètres de hauteur sur 1 kilomètre de longueur et culmine 40 mètres sous la surface de l’eau. Il s’agit de la première découverte du genre depuis plus de 120 ans.
  • En raison du climat subtropical humide, la meilleure période de l’année pour explorer dans les meilleures conditions la Grande Barrière de Corail est d’avril à août.
  • L’île Hamilton, le principal archipel des Îles Whitsunday, est équipée d’un aéroport international relié aux villes continentales de Cairns et Brisbane en Australie.
  • L’épave du paquebot SS Yongala, ayant coulé tragiquement au large des côtes australiennes en 1911, est l’un des sites sous-marins les plus appréciés des plongeurs pour son récif artificiel grouillant de poissons.
  • Limitez au maximum vos impacts sur cet environnement, car il est particulièrement vulnérable aux effets de l’activité humaine et du réchauffement climatique.

Où manger

  • Le Sorelle Coffee House & Florist
    (petit-déjeuner royal)
  • Gelocchio
    (glaces exotiques)
  • Hi Tide By The Beach
    (fruits de mer de qualité)

Où flâner

  • Parc national de Daintree
    (digne du parc jurassique)
  • Reef Teach
    (présentation du récif)
  • Hartley's Crocodile Adventures
    (parc animalier spectaculaire)

Où séjourner

  • Sanctuary Retreat
    (en pleine forêt tropicale)
  • Rockhampton Palms Motor Inn
    (paix de l'esprit)
  • Lizard Island Resort
    (refuge de rêve)