Visiter le British Museum, un lieu incontournable de Londres

Un des plus anciens musées au monde

Adresse

Great Russell Street, London WC1B 3DG, Royaume-Uni

GPS : 51.520194834298, -0.1255129322314

Itinéraire

Fondé en 1753 dans le quartier de Bloomsbury, le British Museum de Londres est un des plus anciens espaces muséographiques au monde. Sur le plan national, il s’impose naturellement comme le site le plus fréquenté du Royaume-Uni. Visiter le British Museum, c’est prendre rendez-vous avec l’histoire, l’art et la culture humaine sous toutes ses formes. Ce lieu incontournable de Londres possède une vaste collection d’objets estimés à plus de 7 millions de pièces. Celles-ci ont la particularité d’émaner de tous les continents et de couvrir plus de 5 000 ans d’histoire de l’humanité.

Au moment de sa création, le British Museum s’appuie sur l’incroyable collection personnelle de Sir Hans Sloane (ancien médecin royal, naturaliste et grand collectionneur irlandais). Le musée s’installe dans un premier temps dans le manoir de Montagu House érigé au XVIIe siècle (il s’agit de l’ancienne demeure du 1er duc de Montagu, diplomate du royaume d’Angleterre). Cet édifice est démoli au milieu du XIXe siècle pour faire place à un bâtiment plus grand en mesure d’accueillir les nouvelles acquisitions du musée. La collection du British Museum s’enrichit au fil des années de souches royales et de pièces rares en provenance des anciennes colonies britanniques ou de zones de conflit dans le monde. Au XXe siècle, le musée est reconnu par ses pairs comme une référence universelle. De surcroît, une journée complète n’est pas de trop pour prendre le temps de visiter le British Museum et d’apprécier à leur juste valeur l’ensemble des trésors exposés. Nombre de pièces témoignent de techniques avancées utilisées jadis par les plus grandes civilisations. À la fin des années 1990, il est décidé de réaménager l’espace de la grande cour centrale du British Museum. Un magnifique toit de verre et d’acier, imaginé par l’architecte britannique Norman Foster, voit le jour en l’an 2000 sur le modèle de la coupole du palais du Reichstag à Berlin.

Plusieurs œuvres emblématiques sont à découvrir dans ce lieu incontournable de Londres si vous souhaitez visiter le British Museum. Citons la célèbre Pierre de Rosette utilisée par Jean-François Champollion pour déchiffrer les hiéroglyphes ainsi que les momies et sarcophages égyptiens dans un excellent état de conservation. Également dignes d’intérêt, les impressionnants taureaux ailés de la collection Assyrienne, les statues colossales du mausolée d’Halicarnasse, les majestueuses frises et sculptures de marbre du Parthénon d’Athènes, les colonnes sculptées du temple d’Artémis à Éphèse ou encore le légendaire navire funéraire du début du VIIe siècle retrouvé sur le site archéologique de Sutton Hoo (Suffolk, Royaume-Uni) et son casque de fer.

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  • Un des plus grands musées d’histoire et de culture humaines ; la quantité et la richesse des collections accumulées durant plusieurs siècles (elles sont réparties par zone géographique et par période historique)
  • Les collections portant sur le Soudan, l’Égypte, la Grèce et la Rome antiques ; la diversité des expositions : artefacts préhistoriques, objets antiques, pièces archéologiques, collections anthropologiques, œuvres d’art, bijoux, sculptures, dessins et peintures de maîtres, gravures et estampes, éléments culturels et religieux, armes et outils artisanaux, sépultures, monnaies et médailles…
  • La pluralité des civilisations mises en valeur (égyptienne, romaine, grecque, assyrienne, babylonienne, sumérienne, maya, aztèque, inuite, chinoise…)
  • La Grande Cour (Great Court) Elizabeth II et son toit en verre, rénovés au tout début des années 2000
  • La splendeur de l’ancienne salle de lecture (Reading Room), fréquentée dans le passé par des personnages éminents, parmi lesquels Karl Marx, Oscar Wilde, Charles Dickens, Mahatma Gandhi…
  • Les animations organisées pour les enfants
  • La boutique du musée bien conçue et très diversifiée
  • L’entrée libre et gratuite tous les jours de l’année (à l’exception de la majorité des expositions temporaires) ; la possibilité d’opter pour une visite guidée, audioguidée ou tactile (disponible en plusieurs langues)
  • Les photos autorisées à l’intérieur du musée ; sa situation centrale dans la cité de Londres ; l’aire de pique-nique de Russel Square à deux pas
  • Les millions de pièces et objets du British Museum ne sont pas tous exposés en même temps mais seulement à tour de rôle afin de proposer aux visiteurs des nouveautés chaque année (un ensemble de 50 000 œuvres d’art sont présentées simultanément).
  • Féru d’art, Hans Sloane emmagasina pas moins de 80 000 objets de son vivant dont une bibliothèque encyclopédique et de nombreuses pièces artistiques. Avant de décéder à l’âge de 93 ans, il plaça une clause dans son testament pour que sa collection personnelle ne soit pas dispersée dans les quatre coins de Grande-Bretagne afin d’être vendue d’un seul tenant. D’après le suisse Pascal Griener (historien d’art et de la culture), c’est à partir de celle-ci que le British Museum fut créé en 1753 et commença à accueillir du public en 1759 (la gratuité est inscrite dans la charte de fondation du musée). À la différence d’autres puissances européennes à cette époque (dont la France, le royaume d’Espagne et le Saint-Empire romain germanique), l’Angleterre ne disposait d’aucune collection artistique d’envergure ni même de bibliothèque digne de ce nom. Pour financer l’achat de la collection privée de Hans Sloane, le gouvernement eut l’idée originale d’organiser une grande loterie nationale qui rencontra un franc succès auprès du grand public. L’État et la royauté n’ont donc pas déboursé le moindre centime dans l’opération d’acquisition des pièces d’art et du manoir de Montagu House.
  • Jusqu’en 1830, les visites au British Museum étaient de piètre qualité car les aristocrates locaux et les conservateurs du musée n’étaient pas favorables à l’idée d’accueillir des visiteurs extérieurs d’un rang social inférieur au leur. Selon Pascal Griener, il fallut attendre l’arrivée de deux nouveaux bibliothécaires étrangers (le suisse Joseph Planta qui deviendra directeur du musée et l’italien Antonio Panizzi qui contribuera grandement à cataloguer l’ensemble des pièces entreposées) pour que le British Museum prenne son envol. La politique du musée changea alors radicalement en favorisant son ouverture et sa découverte au plus grand nombre (dans le but de développer la connaissance du grand public et d’assurer un rôle social fondé sur le partage).
  • Les collections du British Museum se garnissaient au fil des années grâce à l’apport de collections privées émanant de personnes fortunées ou l’achat de nouvelles œuvres décidées par les conservateurs et financées par le gouvernement. Mais toutes ces acquisitions ne se firent pas toujours dans les règles de l’art. À l’apogée de l’Empire britannique au XIXe siècle, le Royaume-Uni régnait sur la majeure partie des océans (son ensemble territorial s’étendait sur 26 millions de km² et comprenait près de 500 millions de sujets). Le pillage était alors largement utilisé pour étoffer le patrimoine artistique du musée au grand dam des populations locales. La couronne britannique fit main basse sur de multiples objets de grande valeur dans les quatre coins du monde (comme ce fut le cas également pour d’autres empires coloniaux européens). Elle les érigeait comme trophées et butins de guerre de l’armée britannique ou les négociait en échange d’une protection diplomatique vis-à-vis de certains territoires qui n’avaient guère d’autres choix que de céder une partie de leur patrimoine. Dans cette entreprise à grande échelle, Pascal Griener estime que de nombreuses pièces furent malencontreusement détruites, spoliées, perdues ou vandalisées durant leur acheminement vers la Grande-Bretagne. Certains objets d’art font d’ailleurs toujours l’objet d’un contentieux important avec leur pays d’origine (comme c’est le cas par exemple pour la Grèce s’agissant des frises et sculptures de marbre du Parthénon d’Athènes ramenées en Angleterre par Thomas Bruce dit Lord Elgin au début du XIXe siècle). Des restitutions complètes ou partielles, des prêts limités dans le temps ou encore la création de répliques grandeur nature de biens culturels acquis de manière non éthique pourraient aider à solutionner ces différents.
  • Ce sont les villes suisses de Bâle (1661) et de Zurich (1671) qui furent les premières au monde à ouvrir des musées culturels publics.
  • La Pierre de Rosette est une pierre de granit noire qui fut découverte en 1799 pendant l’expédition française d’Égypte sous Bonaparte. Cette stèle comporte une série d’inscriptions en trois écritures : des hiéroglyphes au sommet, de l’égyptien démotique au milieu et du grec ancien en bas. C’est grâce à cette pierre que Champollion réussit à déchiffrer les hiéroglyphes pour la toute première fois. Volée par les Français, la Pierre de Rosette fut rétrocédée aux Anglais après la signature d’un traité de paix en 1801 mettant fin à la campagne militaire d’Égypte. Cette stèle qui appartient au patrimoine national égyptien fait l’objet de vives revendications de la part du célèbre archéologue Zahi Hawass pour qu’elle soit restituée par le British Museum. D’autres chefs-d’œuvre comme le zodiaque de Dendérah, (exposé au musée du Louvre) et le buste de Néfertiti (conservé au Neues Museum de Berlin) sont ardemment réclamés par l’ancien Ministre du Tourisme et des Antiquités d’Égypte pour qu’ils viennent garnir les collections du Grand Musée égyptien du Caire. Cette requête intervient dans un contexte plus global de restitution d’antiquités par les musées d’Europe et d’Amérique du Nord aux pays qui furent victimes de pillages ou de prises de guerre.
  • Lancé en 1997, un programme du gouvernement de Grande-Bretagne (nommé Portable Antiquities Scheme) permet à toute personne volontaire de mener des recherches archéologiques munie d’un détecteur de métal. 1 311 objets antiques furent ainsi découverts rien qu’en 2019 en Angleterre, au Pays de Galles et en Irlande du Nord dont une broche vieille d’environ 1 100 ans. Exposé au British Museum, ce bijou en très bon état de conservation est un exemple rare de l’art anglo-saxon à l’époque médiévale. Au total, ce sont plus de 82 000 objets, trouvailles et artefacts qui furent mis à jour depuis le début du programme (dont le trésor viking de Harrogate). Environ un tiers des objets trouvés l’année dernière furent acquis par différents musées pour enrichir leurs collections.
  • Décédé en 2021, l’homme d’affaires, collectionneur d’art et philanthrope hongkongais Sir Joseph Edward Hotung a légué au British Museum un total de 246 objets d’art asiatique. Cet ancien membre du conseil d’administration du musée avait déjà contribué financièrement à la rénovation de la galerie sur les cultures de la Chine et de l’Asie du Sud qui porte désormais son nom. Le leg comprend des jades et objets en porcelaine issus des dynasties Yuan et Ming datés du XIIIe au XVIIe siècles. Il s’agit d’une des plus généreuses donations reçues par l’institution culturelle britannique dans son histoire.
  • La station de métro la plus proche du British Museum à Londres est Russell Square (Piccadilly line).
  • L’accès aux collections permanentes est gratuite. Si vous désirez découvrir les œuvres majeures en visite guidée, il est conseillé de réserver son billet en ligne eu égard aux millions de visiteurs par an qui se rendent sur place.
  • Les vendredis, le centre muséographique londonien organise des visites nocturnes (il convient néanmoins de réserver un créneau horaire). La dernière entrée est possible jusqu’à 19 h.
  • Sélectionnez à l’avance les thèmes du musée que vous souhaitez découvrir en priorité pour optimiser votre temps de visite. Les collections du British Museum se déclinent en neuf départements thématiques : Égypte et Soudan antiques ; antiquités gréco-romaines ; Moyen-Orient ; Asie ; Afrique, Océanie et Amériques ; Grande-Bretagne, Europe et préhistoire ; Estampes et dessins ; Monnaies et médailles ; Conservation et recherche scientifique.
  • Tous les jours, entre 11 h et 16 h, le British Museum donne l’occasion à ses visiteurs de manipuler des objets directement issus de la collection du musée en présence de bénévoles. Les périodes de vacances scolaires anglaises sont à éviter.
  • Un site internet spécialement créé par l’institution du British Museum, en partenariat avec l’entreprise Google, permet de découvrir en ligne des œuvres d’art et des objets historiques à travers une frise numérique survolant l’ensemble des continents et des époques.

Où manger

  • Cafe Oz
    (parfait pour petit déjeuner)
  • Il Castelletto
    (cuisine italienne savoureuse)
  • The Blue Door Bistro
    (halte plaisante)

Où flâner

  • British Library
    (bibliothèque majeure du pays)
  • Regent's Park
    (parc royal londonien)
  • Musée Sir John Soane
    (grand éventail de curiosités)

Où séjourner

  • Ruskin Bed & Breakfast
    (idéal pour un court séjour)
  • The Montague on The Gardens
    (au style très british)
  • The Bloomsbury Hotel London
    (moderne et confortable)